À toi le bouché du cul,
L’obstrué du fion,
Le grand dadais con-vaincu d'économiser quelques écus,
Le soldat aux ordres, un pauvre troufion.
A toi, l'anorexique,
la fille sans aucune malice qui n'a jamais pu goûter un calisson,
La mauvaise et fausse mère, la vraie marâtre hystérique,
La prétentieuse inculte et imbécile donneuse de leçon.
A toi, Claudina, l'avocate gracieuse,
La mannequin élégante,
La fille pas travailleuse,
La douce arrangeante.
A toi l'avocat de la partie adverse,
Le harceleur de la plainte,
Dont le mensonge est le commerce,
Le mâle agressif de la pauvre ex-conjointe.
A toi, Antoenela, la juge rousse,
La sérieuse dilettante,
Qu'aucun scandale n'éclabousse,
La Commandante débutante.
À toi Michèle, la juge des enfants,
L'épouse de l'homme politique fidèle
Aux jugements étouffants
Et sans aucune étincelle.
A toi Evelyne, l'assistante sociale,
La surnommée vampire,
Qui a connu peu de plaisir nuptial,
Et dont l'accueil glacial fait vomir.
A toi l'ancien avoué,
Qui avocat de cour d'appel est brutalement devenu,
Le passeur d'honoraires non justifiés
Et assortis de menaces malvenues.
Je vous emmerde.
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