L’homme est étendu sur la plage
en direction de la mer.
Sa tête s’enfonce dans le sable.
Quelques marcheurs. Personne ne le regarde.
La marée descend et découvre l’immensité
les flaques d’eau reflètent les rayons du soleil.
La plage brille de mille feux.
Quelques vagues s’échouent sur le bord de mer.
Personne ne saute aujourd’hui dans les vagues.
Juste une atmosphère sage. Un ressac régulier, comme une respiration.
L’homme est allongé de tout son long sur le sable mouillé
Il ne bouge pas. On croit qu’il écoute les bruits.
Les goélands attendent la marée basse
Leurs tête bougent. Une vérification à droite. Puis à gauche.
Les pattes palmées pataugent dans l’eau froide
et règnent en maître des océans.
Un envol de mouettes recouvre le ciel.
et tournent en de grands cercles sur le fond bleu.
Où allez vous ? Que cherchez vous? Que pouvez-vous voir d’en haut?
C’est avec vous que je veux parcourir le ciel, murmure l’homme allongé sur le sable.
Les mouettes agitent leur ailes, partent visiter et découvrir le monde.
l’homme les rejoint et du ciel, là haut, parcourt la plage.
Il monte vers les nuages, redescend vers la mer. Il voit leurs terres
Le Casino, la dune, la butte, le parking, le jardin et la mer au loin.
Les mouettes crient, se disputent et volent en cercle dans le ciel.
L’homme les accompagne et crie aussi fort qu’elles.
Il est venu ce matin pour profiter du bon air. Il marchait vers la mer.
Il accompagnait la marée qui descendait.
Il revoit son enfance sur la plage. Les cousins et les châteaux de sable.
Les gaufres au sucre glace.
Sa mère. Son père. Sa femme. Ses enfants.
Les collègues. Le travail. La maison. Les mouettes crient.
Monsieur, Hé, vous dormez ?
Monsieur, réveillez-vous. Vous allez attraper froid.
Sa tête s’enfonce dans le sable sec.
On n’entend rien. Pas un souffle de vent, pas un souffle de vie.
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