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Je me sens comme dans du coton

Elle arrivant à l'hôpital
Comment ça, il est sorti de sa chambre ? C'est vous les infirmiers, les médecins, enfin nous en avons parlé au téléphone. Vous ne pouvez pas le laisser repartir tout seul. Je vous ai dit que j'étais en chemin. Je n'ai pas pu faire plus vite, je suis venue dès que j'ai pu. Débrouillez vous, trouvez-le. Il ne marche pas vite. Il ne peut pas se débrouiller tout seul. Il ne peut pas être sorti. Vous l'avez amené ici. Je repartirai avec lui. Je ne bouge pas. Je l'attends.

Le père l'apercevant
Vous êtes ici pour moi ? Vous venez me chercher ? Vous m'emmenez hors d'ici ? C'est parfait. Vous tombez bien. Je voulais partir. Je cherchais la sortie, je ne l'ai pas trouvée. Je vous suis. J'arrive. Ne marchez pas trop vite. Vous avez une voiture ? Très bien, très bien.

Il monte lentement avec un grand sourire dans la voiture. Il s'installe, il se sent bien.

Elle est bien cette voiture. Vous vous faufilez dans la circulation. Formidable. Vous la conduisez avec dextérité. Vous connaissez bien Paris. Vous savez vous diriger dans ce dédale de rues. Faites attention, il y a des voitures partout.

(silence).

Je vous remercie de tout ce que vous faites pour moi. Vous êtes vraiment gentille avec moi. Heureusement que vous êtes venue me chercher. J'étais totalement innocent de ce dont on m'accusait. Savez-vous que j'ai subi les pires choses ? Cette incarcération était insupportable. Je suis innocent de tout ce dont on m'accuse.

La fille au volant
Je suis venue te chercher à l'hôpital. Tu es dans ma voiture. Je te ramène chez toi. Tu es tombé dans l'escalier de l'immeuble, les voisins t'ont trouvé par terre. Ils ont appelé les pompiers, qui t'ont amené ici pour que tu te fasses examiner et que les médecins déterminent si tout va bien. Ce n'est pas la première fois que tu viens ici, alors l'hôpital avait conservé tes coordonnées et les miennes dans un dossier. Les médecins ont pu me prévenir de venir te chercher.

Le père
Ah oui ? Vraiment ? Ce que vous dites est intéressant. (Silence)

Heureusement que vous êtes là pour me faire sortir d'ici.
Je me sens comme dans du coton.

La fille au volant
Je te ramène chez toi. Tu vas pouvoir te reposer.

Le père
Vous avez l'air d'être très familière avec moi. Puis-je à mon tour me permettre de vous tutoyer ? Comment vous appelez-vous ? Ah, vous vous appelez Clotilde. D'accord.
(Silence).

Attendez, dites moi, qui est le père de Clotilde ?
Vous connaissez la réponse ? Vous ne dites rien. Tout cela n'est vraiment pas très clair. C'est pourtant simple. Qui est son père ? Mais qui est le père de Clotilde ?
(Silence).

Ah, je reconnais ce quartier, nous sommes à Montparnasse.
(Silence).
Mais dites-moi comment savez-vous où j'habite ?

La fille gare sa voiture par chance, presqu'en bas de l'immeuble.

Vous m'accompagnez dans mon appartement ?
Je ne sais pas si je dois vous faire entrer.
Vous êtes sûre que je suis chez moi ?
(Silence).

Je connais les serrures, je me débrouille tout seul. Laissez moi.
La porte s'ouvre.


Je reconnais l'endroit. Je sais où je suis.
À droite, très bien, je vais dans ma chambre, j'ai besoin de me reposer.
Non, alors à gauche. Je me couche. Ne vous inquiétez pas pour moi.

Il s'allonge, puis se retourne vers Clotilde et lui glisse.

Tu es gentille ma petite fille, vas, tu peux me laisser. Je vais dormir un peu.

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